Psychodrame dans la majorité municipale

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, février 2019 – 1ère partie

En octobre et en novembre, à travers deux articles, nous mettions en lumière l’attitude de Jacques Myard vis-à-vis de son adjointe à la culture, l’heure est aujourd’hui au retour sur « l’affaire ».

Du jamais vu en conseil municipal sous l’ère Jacques Myard ! Le 19 novembre, il a été mis en minorité. Par 17 voix contre 16, sa proposition de retirer à Janick Géhin sa fonction de maire-adjoint a été rejetée. Tout comme nous, opposition de gauche, près d’un tiers de ses colistiers ont voté contre lui. Le vote est visible grâce à notre captation.

Cette disgrâce suit une élection interne aux Républicains où Mme Géhin a « osé » se présenter face à M. Myard. Les Mansonniens ne sont pourtant en rien concernés par ces querelles. 7e adjointe, déléguée aux affaires culturelles depuis 2014, elle a œuvré positivement pour la politique culturelle de la ville. Après le désaveu qu’il a reçu, le maire a décidé qu’elle sera déléguée… aux archives et à la documentation. Chacun appréciera.

La deuxième partie de la tribune, intitulée « Handicap, il faut faire plus » est disponible sur ce site

Elections et démocratie ?

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, décembre 2018 

Les élections municipales de 2020 seraient-elles déjà lancées ? A en croire les dissensions qui secouent l’équipe majoritaire de notre mairie, il semblerait que oui.

Juin 2017 : Jacques Myard perd les élections législatives. Il n’est plus député et reste donc maire. N’avait-il pourtant pas préparé sa succession ?

Septembre 2017 : faute du palais Bourbon, ce sera peut-être celui du Luxembourg. J.Myard ambitionne de devenir sénateur. Peu importe que le parti politique auquel il appartient ait déjà officiellement investi un candidat. Il rentre en dissidence, ce qui ne semble pas lui poser de conflit de loyauté. Il se trouve également opposé à l’un de ses adjoints, ce qui semble ne pas lui poser problème non plus.

Par deux fois, M. Myard a tenté de quitter son mandat de maire. Pour satisfaire ses ambitions personnelles ? Par deux fois, les électeurs en ont décidé autrement.

Octobre 2018 : élections internes chez Les Républicains. Il s’agit d’élire le délégué de la 5ème circonscription. J. Myard l’emporte face à son adjointe déléguée à la culture, Janick Géhin. Deux jours plus tard, il exclut celle-ci de son équipe municipale en lui retirant toutes ses responsabilités !

Aurait-elle démérité ? Non, il reconnait lui-même son action à la culture : « Je n’ai rien à lui reprocher concernant son bilan… ». Il parle « de problème de loyauté et de confiance ». La loyauté serait-elle à nouveau une valeur à laquelle J. Myard serait attaché ? Mais loyauté par rapport à qui ? A la ville ou à sa personne ?

Car en arrière-plan, J. Myard suspecte surtout son adjointe d’avoir « 2020 pour objectif », c’est-à-dire les élections municipales. Est-ce donc dans la perspective d’un 5ème mandat et pour se débarrasser d’une éventuelle rivale qu’il n’hésite pas à priver la ville d’une élue dont il salue lui-même l’action ?

On parle, par ailleurs, depuis 2009 de la construction d’un nouveau conservatoire, les locaux actuels n’étant pas à la hauteur de la mission qui lui est confiée. Ce projet était porté par Janick Géhin. Qui va le défendre maintenant ? Des arbitrages budgétaires entre gymnase et conservatoire devaient être faits cette année. Ces arbitrages vont-ils changer de nature ? Le projet du nouveau conservatoire sera-t-il la victime collatérale des rivalités électorales ?

Plutôt que de s’enfermer dans des stratégies de conquête ou de préservation d’un pouvoir personnel, ne serait-il pas plus utile de recentrer l’action municipale sur l’amélioration du bien commun et la construction du Maisons-Laffitte de demain ?

Jacques Myard, la démocratie en solo

A voir son comportement lors des conseils municipaux, on ne peut que comprendre le dernier acte de Jacques Myard. Il semblerait en effet que dans la 5ème circonscription des Yvelines, qui va de Maisons-Laffitte au Vésinet, être « Les Républicains » ne rime pas avec démocratie.

Continuer la lecture de « Jacques Myard, la démocratie en solo »

Coopération intercommunale : oui, mais pour de vrais projets

 Merci, Madame Prischi !

Catherine Prischi nous a quitté le 20 avril, dans sa 92ème année. Elle représenta en son temps notre parti au Conseil municipal de Maisons-Laffitte. Elle avait l’audace des féministes militantes et un bel esprit de contestation.

Nous adressons à son mari, ses enfants et l’ensemble de ses proches, nos plus sincères condoléances.

 

Tribune des élus de Maisons-Laffitte,  juin 2018

Pour des raisons de procédure, le tribunal administratif de Versailles vient d’annuler l’arrêté créant la communauté d’agglomération Saint-Germain-Boucles-de-Seine. Une décision prise le 19 avril qui prendra effet dans un an.

Et pourtant, la coopération est naturelle et nécessaire. Notre territoire est quotidiennement intercommunal : pour consulter un spécialiste, faire les courses dans une grande enseigne, pratiquer une activité, rejoindre son travail, aller au cinéma, au théâtre ou au restaurant, se balader en forêt ou le long de la Seine.

Continuer la lecture de « Coopération intercommunale : oui, mais pour de vrais projets »

Egalité femmes-hommes, l’intervention de Maika Bamps

Analyse préparatoire à l’intervention de Maika Bamps au
conseil municipal du 09 avril 2018.   Voir la vidéo de son intervention et les réponses du maire et de Gino Necchi,

Je commence par saluer l’effort qui a été fait pour tenter
de se mettre en conformité avec la loi … qui demande ce rapport
depuis 2 ans déjà. Loi qui prescrit aux collectivités territoriales
et aux EPCI de plus de 20 000 habitants d’élaborer un rapport sur
la situation en matière d’égalité entre les femmes
et les hommes, préalablement aux débats sur le projet de budget.

Mes 1ères remarques porteront sur le document qui nous a été
remis, les suivantes sur tout ce qu’on n’y trouve pas ! En effet,
ce rapport concerne normalement la situation en matière d’égalité
intéressant le fonctionnement de la collectivité mais aussi les
politiques qu’elle mène sur son territoire.

Continuer la lecture de « Egalité femmes-hommes, l’intervention de Maika Bamps »

Egalité femmes-hommes, le rapport de la commune

Année 2018

N’ayant pu trouver ce document en ligne, nous le reproduisons ici, avec nos excuses pour d’éventuelles erreurs de recopie.

Le rapport sur l’égalité femmes-hommes sur le territoire
est un document réglementaire qui s’impose aux communes de plus de 20
000 habitants.

Continuer la lecture de « Egalité femmes-hommes, le rapport de la commune »

Intervention de Maika Bamps sur le budget primitif de la commune

Intervention au conseil municipal du 09 avril 2018

(Voir la vidéo de cette intervention (à la fin de cette vidéo), et les réponses du maire et de Philippe Bouvier. )

Continuer la lecture de « Intervention de Maika Bamps sur le budget primitif de la commune »

Intercommunalité: l’attitude consternante des élus de droite

Nous, élus du groupe d’opposition de gauche à la CASGBS (Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles-de-Seine) sommes consternés de l’inconséquence des élus de droite à la tête de cette agglomération qui ont déposé, dès les premiers mois de 2016, un recours en annulation de cette nouvelle entité (20 villes, trois anciennes communautés de communes Yvelinoises, plus Bezons (Val-d’Oise). Recours  qu’ils ont laissé perdurer et prospérer sans plus s’en préoccuper jusqu’à l’alerte du rapporteur du Tribunal Administratif début avril 2018.

Continuer la lecture de « Intercommunalité: l’attitude consternante des élus de droite »

Gymnase ou conservatoire ?

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, mai 2018

Le débat d’orientation budgétaire s’est tenu le 13 février. Débat est un bien grand mot : difficile de débattre d’un budget sans le montant estimatif de certaines dépenses.

Prenons la programmation des investissements. Sont détaillés et chiffrés tous les « petits » travaux d’entretien ou d’aménagement (sécurisation ou réfection des cours dans les écoles, remplacement de fenêtres ou de chaudières, mise aux normes incendie…). Mais aucun chiffrage des « grands projets » : difficile de parler ainsi d’orientation et de priorisation. Et pourtant, il y a matière à débat !

Continuer la lecture de « Gymnase ou conservatoire ? »

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

Tribune des Elus, avril 2018

 

 

Notre ville n’a pas rempli son quota de construction de logements sociaux pour 2014-2016. Elle figure parmi les 19 communes des Yvelines inexcusables. Par arrêté préfectoral du 4 décembre 2017, elle est déclarée « carencée ».

Aucune surprise ! Avec 12% de logements sociaux, Maisons-Laffitte est loin des 25 % requis par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain). Pourtant, aucune fatalité. Le Vésinet, commune comparable à la nôtre, a rempli ses obligations et échappe à l’arrêté de carence.

 

Les conséquences de cette carence sont lourdes.

– Des pénalités doublées jusqu’en 2020. De 400 000 euros, elles passent à 800 000 euros par an dès 2018.

– Poursuite de la perte du droit de préemption : les terrains pourront être préemptés par l’Etat, qui pourra décider d’y construire du logement social.

– Droits d’affectation des logements : le maire perd son quota de 30% des logements sociaux au profit du préfet.

 

A ce propos, rien dans le journal de la ville, rien en conseil municipal… Il faut insister pour que le sujet soit enfin abordé. A notre question sur les conséquences de cet arrêté de carence, le maire « estime » que les effectifs de la préfecture ne seront pas capables d’assumer ce travail. Curieux et choquant de se réjouir que la loi ne soit pas appliquée !

Pour la période 2011-2013, 150 logements sociaux ont été construits. Soit 89 % de nos obligations. Mais entre 2014 et 2016, l’objectif n’a été rempli qu’à 36 % (136 constructions sur les 372 imposées).

Le PLU (plan local d’urbanisme) ne prévoit que 15 % de logements sociaux en 2030. Il y a bien la volonté chez le maire de ne pas respecter la loi et d’éviter une plus grande mixité sociale. En prétendant qu’on n’a pas assez de terrains pour bâtir des HLM… mais en délivrant des permis à des promoteurs, et en les exonérant de leur devoir de construire un pourcentage de logements aidés.

Rappelons que cette loi SRU veut favoriser la mixité sociale. Nous pensons que nous avons tout à y gagner. Pour pouvoir loger des personnes qui travaillent à Maisons-Laffitte, pour attirer plus de jeunes et accroître la population.

 

Participer à la solidarité sociale, c’est une ambition qui doit tous nous animer.

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                           ps-maisonslaffitte.com

Notre prochain rendez-vous mensuel le jeudi 5 avril, de 19 à 21 heures, au café « Le 46 ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

 

 

Notre ville n’a pas rempli son quota de construction de logements sociaux pour 2014-2016. Elle figure parmi les 19 communes des Yvelines inexcusables. Par arrêté préfectoral du 4 décembre 2017, elle est déclarée « carencée ».

Aucune surprise ! Avec 12% de logements sociaux, Maisons-Laffitte est loin des 25 % requis par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain). Pourtant, aucune fatalité. Le Vésinet, commune comparable à la nôtre, a rempli ses obligations et échappe à l’arrêté de carence.

 

Les conséquences de cette carence sont lourdes.

– Des pénalités doublées jusqu’en 2020. De 400 000 euros, elles passent à 800 000 euros par an dès 2018.

– Poursuite de la perte du droit de préemption : les terrains pourront être préemptés par l’Etat, qui pourra décider d’y construire du logement social.

– Droits d’affectation des logements : le maire perd son quota de 30% des logements sociaux au profit du préfet.

 

A ce propos, rien dans le journal de la ville, rien en conseil municipal… Il faut insister pour que le sujet soit enfin abordé. A notre question sur les conséquences de cet arrêté de carence, le maire « estime » que les effectifs de la préfecture ne seront pas capables d’assumer ce travail. Curieux et choquant de se réjouir que la loi ne soit pas appliquée !

Pour la période 2011-2013, 150 logements sociaux ont été construits. Soit 89 % de nos obligations. Mais entre 2014 et 2016, l’objectif n’a été rempli qu’à 36 % (136 constructions sur les 372 imposées).

Le PLU (plan local d’urbanisme) ne prévoit que 15 % de logements sociaux en 2030. Il y a bien la volonté chez le maire de ne pas respecter la loi et d’éviter une plus grande mixité sociale. En prétendant qu’on n’a pas assez de terrains pour bâtir des HLM… mais en délivrant des permis à des promoteurs, et en les exonérant de leur devoir de construire un pourcentage de logements aidés.

Rappelons que cette loi SRU veut favoriser la mixité sociale. Nous pensons que nous avons tout à y gagner. Pour pouvoir loger des personnes qui travaillent à Maisons-Laffitte, pour attirer plus de jeunes et accroître la population.

 

Participer à la solidarité sociale, c’est une ambition qui doit tous nous animer.

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                           ps-maisonslaffitte.com

 

Notre prochain rendez-vous mensuel le jeudi 5 avril, de 19 à 21 heures, au café « Le 46 ».