Vivre le grand âge à Maisons-Laffitte

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, avril 2019

Nous continuons de donner la parole aux Mansonniens afin qu’ils inspirent notre action et puissent servir les débats. Ce mois-ci, une personne témoigne de ses bonheurs et inquiétudes à l’approche du grand âge (extraits) :

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Handicap, il faut faire plus

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, février 2019 – 2ème partie

300 Mansonniens, selon le maire, disposent d’une carte d’invalidité et relèvent donc du handicap. Mais vous ne trouverez pas ce mot sur le site de la ville. Pas de commission municipale ou extra-municipale pour les handicapés. Certes, on ne peut pas dire que rien n’a été fait depuis la loi de février 2005, qui oblige toutes les communes de plus de 5000 habitants à permettre aux handicapés de circuler avec la plus grande autonomie possible, d’accéder aux locaux et équipements, de se repérer et de communiquer. Et, principe novateur de cette loi, en prenant en compte TOUS les handicaps (moteur, visuel, auditif, mental).

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Être pauvre à Maisons-Laffitte

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, novembre 2018

Être pauvre, « c’est disposer de peu. Définir la pauvreté revient à définir ce que représente ce peu », selon le directeur de l’Observatoire des inégalités, Louis Maurin. En France métropolitaine, le seuil de pauvreté est de 1015 € par mois pour une personne seule, 1523 € pour un couple sans enfant ou pour une famille monoparentale.

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Intervention de Maika Bamps sur le budget primitif de la commune

Intervention au conseil municipal du 09 avril 2018

(Voir la vidéo de cette intervention (à la fin de cette vidéo), et les réponses du maire et de Philippe Bouvier. )

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Le manque de mixité sociale nous coûte cher

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

Tribune des Elus, avril 2018

 

 

Notre ville n’a pas rempli son quota de construction de logements sociaux pour 2014-2016. Elle figure parmi les 19 communes des Yvelines inexcusables. Par arrêté préfectoral du 4 décembre 2017, elle est déclarée « carencée ».

Aucune surprise ! Avec 12% de logements sociaux, Maisons-Laffitte est loin des 25 % requis par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain). Pourtant, aucune fatalité. Le Vésinet, commune comparable à la nôtre, a rempli ses obligations et échappe à l’arrêté de carence.

 

Les conséquences de cette carence sont lourdes.

– Des pénalités doublées jusqu’en 2020. De 400 000 euros, elles passent à 800 000 euros par an dès 2018.

– Poursuite de la perte du droit de préemption : les terrains pourront être préemptés par l’Etat, qui pourra décider d’y construire du logement social.

– Droits d’affectation des logements : le maire perd son quota de 30% des logements sociaux au profit du préfet.

 

A ce propos, rien dans le journal de la ville, rien en conseil municipal… Il faut insister pour que le sujet soit enfin abordé. A notre question sur les conséquences de cet arrêté de carence, le maire « estime » que les effectifs de la préfecture ne seront pas capables d’assumer ce travail. Curieux et choquant de se réjouir que la loi ne soit pas appliquée !

Pour la période 2011-2013, 150 logements sociaux ont été construits. Soit 89 % de nos obligations. Mais entre 2014 et 2016, l’objectif n’a été rempli qu’à 36 % (136 constructions sur les 372 imposées).

Le PLU (plan local d’urbanisme) ne prévoit que 15 % de logements sociaux en 2030. Il y a bien la volonté chez le maire de ne pas respecter la loi et d’éviter une plus grande mixité sociale. En prétendant qu’on n’a pas assez de terrains pour bâtir des HLM… mais en délivrant des permis à des promoteurs, et en les exonérant de leur devoir de construire un pourcentage de logements aidés.

Rappelons que cette loi SRU veut favoriser la mixité sociale. Nous pensons que nous avons tout à y gagner. Pour pouvoir loger des personnes qui travaillent à Maisons-Laffitte, pour attirer plus de jeunes et accroître la population.

 

Participer à la solidarité sociale, c’est une ambition qui doit tous nous animer.

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                           ps-maisonslaffitte.com

Notre prochain rendez-vous mensuel le jeudi 5 avril, de 19 à 21 heures, au café « Le 46 ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

 

 

Notre ville n’a pas rempli son quota de construction de logements sociaux pour 2014-2016. Elle figure parmi les 19 communes des Yvelines inexcusables. Par arrêté préfectoral du 4 décembre 2017, elle est déclarée « carencée ».

Aucune surprise ! Avec 12% de logements sociaux, Maisons-Laffitte est loin des 25 % requis par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain). Pourtant, aucune fatalité. Le Vésinet, commune comparable à la nôtre, a rempli ses obligations et échappe à l’arrêté de carence.

 

Les conséquences de cette carence sont lourdes.

– Des pénalités doublées jusqu’en 2020. De 400 000 euros, elles passent à 800 000 euros par an dès 2018.

– Poursuite de la perte du droit de préemption : les terrains pourront être préemptés par l’Etat, qui pourra décider d’y construire du logement social.

– Droits d’affectation des logements : le maire perd son quota de 30% des logements sociaux au profit du préfet.

 

A ce propos, rien dans le journal de la ville, rien en conseil municipal… Il faut insister pour que le sujet soit enfin abordé. A notre question sur les conséquences de cet arrêté de carence, le maire « estime » que les effectifs de la préfecture ne seront pas capables d’assumer ce travail. Curieux et choquant de se réjouir que la loi ne soit pas appliquée !

Pour la période 2011-2013, 150 logements sociaux ont été construits. Soit 89 % de nos obligations. Mais entre 2014 et 2016, l’objectif n’a été rempli qu’à 36 % (136 constructions sur les 372 imposées).

Le PLU (plan local d’urbanisme) ne prévoit que 15 % de logements sociaux en 2030. Il y a bien la volonté chez le maire de ne pas respecter la loi et d’éviter une plus grande mixité sociale. En prétendant qu’on n’a pas assez de terrains pour bâtir des HLM… mais en délivrant des permis à des promoteurs, et en les exonérant de leur devoir de construire un pourcentage de logements aidés.

Rappelons que cette loi SRU veut favoriser la mixité sociale. Nous pensons que nous avons tout à y gagner. Pour pouvoir loger des personnes qui travaillent à Maisons-Laffitte, pour attirer plus de jeunes et accroître la population.

 

Participer à la solidarité sociale, c’est une ambition qui doit tous nous animer.

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                           ps-maisonslaffitte.com

 

Notre prochain rendez-vous mensuel le jeudi 5 avril, de 19 à 21 heures, au café « Le 46 ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Budget 2017: deux points de désaccord

Tribune des Elus, avril 2017

 

Tarifs municipaux : nous avons voté contre leur augmentation de 1% pour deux raisons.

1. Nous continuons à demander la redéfinition du mode de calcul des quotients. Diviser par 12 les revenus annuels ne suffit pas à rendre une tarification équitable. On ne tient pas compte du nombre de personnes à charge dans la famille ! A revenu égal, la participation communale est la même pour une famille avec un seul enfant ou une autre avec quatre enfants. Il y a trois ans, on nous a affirmé en conseil municipal que cela serait révisé. Nous attendons toujours…

2. Pourquoi de nouveau augmenter de 1% ces tarifs (sauf la restauration scolaire, qui reste stable mais aurait dû baisser), alors qu’en 2017 encore, le budget devrait être excédentaire. Chaque année, on nous annonce des temps difficiles et chaque année la municipalité constate que le budget dégage un excédent : en 2016, 1,4 million d’euros pour la section d’investissement ; 7,1 millions pour la section de fonctionnement. On peut trouver que c’est une bonne nouvelle. Oui, mais où est la sincérité obligatoire dans l’élaboration d’un budget ? Cet excédent, c’est nos impôts.

 

Pénalités SRU : pourquoi choisir de payer 390 000 euros par an de pénalités (sous forme de surcharges foncières) pour non-respect du nombre prévu de construction de logements ? Rappelez-vous qu’en 2015, l’arrêté de carence a été pris car il manquait 19 logements pour atteindre les objectifs. Il a entrainé une amende et la perte du droit de préemption. Ce n’est pas anodin, cela pénalise notre ville. Et pourtant, le maire décide de faire l’impasse sur la construction de 12 logements sociaux dans l’ilôt Longueil. Incompréhensible.

 

           …et un point positif !

 

Maisons-Laffitte vient de s’engager à collaborer avec le SIAPP (Syndicat interdépartemental d’assainissement de l’agglomération parisienne) pour méthaniser les fumiers équins. Une victoire pour Marc Lefoulon, conseiller municipal de gauche durant 19 ans, qui préconisait régulièrement en conseil municipal d’exploiter cette ressource locale et se faisait railler par la majorité au pouvoir. Il avait raison trop tôt, c’est le lot des précurseurs !

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                   ps-maisonslaffitte.com

Notre prochain rendez-vous mensuel aura lieu jeudi 30 mars, de 19 à 21 heures, au café « L’Avenue ».

 

Tribune libre du magazine municipal – Edition de octobre 2016

Une rentrée active
et solidaire

• La rentrée est passée, avec son cortège de dépenses inévitables (fournitures, restauration scolaire, inscriptions à des activités sportives, culturelles). Une période difficile pour les familles aux revenus modestes. En conseil municipal, nous persistons à demander la tarification fondée sur le quotient familial pour la cantine et l’étude mais le maire s’obstine. Il refuse d’adopter ce système pourtant mis en place dans de nombreuses communes semblables à la nôtre.

A Maisons-Laffitte, seules les prestations permettant à la ville de percevoir des subventions de la CAF proposent une tarification au quotient. C’est le cas des centres de loisirs. Mais là encore, nous sommes loin d’une tarification équitable et solidaire : que vous viviez avec 0 € ou 2340 € par mois, que vous ayez 1,2,3 ou 4 enfants à charge, vous paierez le même tarif. Une refonte du mode de calcul de ces quotients nous avait été promise il y a 18 mois … Les ménages mansonniens attendront encore.

• Dernière étape avant l’approbation fin 2016 du Plan Local d’Urbanisme : l’enquête publique, qui permet à chacun d’entre nous de consigner ses observations, propositions et contre-propositions sur le registre d’enquête. A l’heure où nous écrivons cette tribune, nous n’avons aucune information sur les modalités de cette consultation qui doit se dérouler en octobre. N’hésitez pas à y participer.
Ce PLU, dont le principal objectif est de ne rien changer, manque terriblement d’ambition. Les grands oubliés sont les transports et les déplacements. Alors que la tendance est à la réduction des déplacements automobiles (de plus en plus de Mansonniens ont recours à des déplacements « doux »), à Maisons-Laffitte on continue de ne penser qu’au tout-voiture.

• Jeudi 8 septembre, nous avons repris notre rendez-vous mensuel avec les Mansonniens. Venez nous retrouver pour ce prochain moment de démocratie participative le premier jeudi d’octobre. Nous avons besoin de vous, de votre avis, de vos questions et suggestions sur toutes les problématiques de notre ville (le parking du marché, l’urbanisme, etc). Vous pouvez aussi consulter les dossiers consacrés à ces deux sujets sur notre site internet et y trouver des vidéos des précédents conseils municipaux.

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

Tribune libre du magazine municipal – Edition de mai 2016

Le département, la commune et l’action sociale… un an après

 Au printemps 2015, les électeurs yvelinois ont choisi de reconduire la majorité départementale, notamment son président, à peine revenu de 6 ans d’inéligibilité prononcés en 2006 pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

Souvenez-vous de la campagne. Il était rappelé l’importance du niveau départemental pour les politiques sociales (ce dont nous convenons) ! Vos candidats élus, Pierre Fond et Janick Géhin, promettaient de mener un politique ambitieuse pour les familles et de porter les projets de nos villes pour obtenir l’aide nécessaire du conseil départemental.

Un an après, quel bilan pouvons-nous tirer des premières décisions ?

Faut-il rappeler la hausse fulgurante de la part départementale de la taxe foncière (+ 66 % !) ou l’annonce (qui changera vraiment notre vie, à coup sûr !) d’un rapprochement entre les départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines pour faire barrage à la Métropole… ?

Le site du Conseil départemental justifie la hausse de la taxe foncière pour maintenir les investissements et un plus grand contrôle en matière de dépenses sociales. Mais qu’en est-il réellement et quels impacts pour notre Communauté d’agglomération :

–          La fin du cofinancement du secteur petite enfance représente une dépense supplémentaire pour les communes : au total, la baisse des subventions aux crèches atteint 1.8 M€ pour notre Communauté d’agglomération,  dont 270 000 € à Maisons-Laffitte.

–          A Maisons-Laffitte, comme à Sartrouville et le Pecq, 3 PMI ont fermé.

–          A Sartrouville, l’Association d’Insertion Professionnelle (AIF) et à St- Germain l’Association de Prévention (APSY) ont disparu suite au désengagement du département. A travers eux, c’est le financement des actions de prévention et en faveur du retour à l’emploi des allocataires du RSA qui est attaqué.

–          La culture n’est pas épargnée non plus, avec des coupes sombres dans le financement du théâtre de Sartrouville, de l’Académie Gabriel Fauré à Louveciennes et du Conservatoire au Pecq

Le Conseil Départemental des Yvelines prétend que le budget de rigueur qu’il impose à l’action sociale est imposé par « le contexte d’asphyxie imposé par le gouvernement ». En 2015, année électorale, le budget de l’action sociale représentait 58 % du budget de fonctionnement de la collectivité. En 2016, il est porté à 54 % – ce qui traduit bien une volonté politique de remettre en cause le principe de solidarité dont le département est investi. C’est bien l’exécutif du département, soutenu par la majorité municipale, qui en porte la seule responsabilité.

   Nicolas MOURLON, Maika BAMPS, Christine LE BERT

Les belles promesses sont loin !

‎Il y a un an vos candidats élus Pierre Fond et Janick promettaient une politique ambitieuse pour les familles et d’obtenir le soutien du conseil départemental pour nos villes.

Aujourd’hui le conseil départemental augmente les taxes, se désengage du financement des crèches, sabre les budgets culture et le soutien au monde associatif.

Pas de panique, ils travaillent à la fusion des Yvelines et des Hauts-de-Seine ! Voilà qui devrait nous rassurer…

Relisez le bilan de un an de mandat de vos conseillers départementaux. Nos candidats Yoann Matot et Isabelle Amaglio-Térisse le craignaient, ils l’ont fait !

Yoann Matot

« Ces affreux maires qui refusent de construire des logements sociaux »

Jacques Myard fustigeant le Préfet de Région…
Je confirme que M. Myard fait partie de « ces affreux maires qui refuseraient de construire des logements sociaux ». Toutes les raisons sont bonnes pour cela : absence ou coût du foncier, aménagement du territoire…
La vérité est qu’à Maisons-Laffitte, « on » ne veut pas d’un certain type de population au point d’évoquer de transformer des logements accueillants des familles en résidences étudiantes !

LETTRE PREFET 1LETTRE PREFET 2