Retour à la semaine de 4 jours, les tarifs s’envolent

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, septembre 2018

Nous souhaitons une bonne rentrée à tous les élèves et leurs parents. Rentrée marquée par un changement de rythme scolaire. La majorité municipale a souhaité revenir à la semaine de 4 jours. Ce n’était pas notre souhait car nous restons persuadés que la semaine de 4 jours ½ respecte mieux les rythmes biologiques et psychologiques des enfants.

A l’origine, le maire s’est opposé à la semaine des 4,5 jours au motif que cela coûterait trop cher. On pourrait s’attendre à ce que le retour à 4 jours s’accompagne d’une stabilisation, voire d’une réduction des coûts de l’accueil périscolaire profitables aux familles. Pourtant il n’en est rien.

Le soir, pour le même service rendu que précédemment (1h15, dont l’étude) mais avec la mise en place d’une tarification au quotient (qui hélas n’a rien de familial) les tarifs augmentent pour tous, de 5% pour le quotient A à 55% pour le quotient D pour qui le forfait passe de 28.35 à 44€.

Quant au forfait 16h30-19h, on aurait pu espérer un coût moindre puisque le temps périscolaire diminue de 45 mn. Mais non, là aussi, les tarifs augmentent pour tous ou presque. Les seuls qui bénéficient d’une réduction (-8%) sont les « extérieurs ». Pour les autres, c’est une augmentation de 12 à 35% : de 35% pour le quotient A à « seulement » 12 % pour le quotient D. Pourquoi ? Parce que l’accueil en centre de loisirs de 17h45 à 19h est facturé 25 €, quel que soit le quotient !

A Maisons-Laffitte, la majorité en place a bien du mal avec la notion de tarif équitable et de solidarité. Prenons une famille avec un enfant et touchant le salaire médian français (1700 €). Confier son enfant au centre de loisirs le soir et le mercredi jusqu’à 19h lui coûtait 80 € en septembre 2017. Il lui en coûtera désormais 107 € : 33% d’augmentation !

La mairie tente de justifier ces augmentations par la perte du « fonds de soutien » aux activités périscolaires liée au retour à la semaine des 4 jours et au taux d’encadrement des enfants du mercredi. Des arguments qui ne tiennent plus. Le ministre de l’Education Nationale a annoncé le 20 juin, dans son « plan mercredi », la modulation de ce taux d’encadrement et le quasi doublement des subventions versées par l’Etat et la CAF.

Nous demandons donc que la diminution du coût de l’accueil périscolaire, rendue possible par les annonces du Ministre, soit répercutée au plus vite sur les familles.

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