Européenne 2019, et après ?

Une semaine après le scrutin européen et les différentes conséquences qu’il a eu, il est temps d’analyser à froid le résultat à Maisons-Laffitte.

Une semaine après le scrutin européen et les différentes conséquences nationales qu’il a eu, à gauche comme à droite, il est temps d’analyser à froid le résultat à Maisons-Laffitte.

Tout d’abord, il faut remarquer l’exceptionnelle mobilisation des Mansonniens pour ces élections, meilleure qu’à la dernière présidentielle, équivalente à celle des municipales de 2014. Nous ne pouvons qu’être fier de ce déplacement aux urnes pour une élection aussi importante.

Evacuons de suite la question de l’extrême-droite. Celle-ci stagne, voire recule à Maisons-Laffitte, autour de 15%. Ce score est cohérent avec la sociologie et la localisation de notre ville.

Notons aussi le score du parti de la majorité municipale, et d’une frange de son opposition, qui ne fait pas plus de 15%. Cela a d’ores et déjà eu des effets nationaux, qu’en sera-t-il localement ?

Le score qui nous intéresse néanmoins le plus est celui des partis prônant une vision écologique et sociale de l’Europe.

Le 26 mai, 28% des Mansonniens ont voté pour des projets qui refusent le court-termisme, pour des projets qui proposent une vision de société capable d’englober tous les aspects sociaux, sociétaux et économiques, mettant en avant les combats communs et la solidarité à l’échelle européenne.

L’écologie sociale ne peut uniquement s’envisager de manière européenne, elle se doit d’être avant tout locale. Certains, tels que la majorité actuelle, se refusent à en tirer les conséquences. Nous disposons à Maisons-Laffitte d’un potentiel incroyable qui, de manière purement idéologique, par manque de vision, n’est pas utilisé.

Il y a 5 ans, nous proposions déjà des moyens de rendre Maisons-Laffitte plus juste, plus écologique. Force est de constater qu’aujourd’hui si peu a été fait. Nous le voyons, les Mansonniens ont pourtant une volonté d’avancer dans cette direction, que la gestion purement comptable de la ville, loin de toute démocratie, ne peut prendre en compte.

Pour 2020, refusons les guerres d’ego, refusons les fausses alternatives où le visage change mais la politique reste la même. Avançons ensemble pour une ville qui ne subit plus, qui anticipe, qui investit dans son potentiel et dans ses habitants.

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