Le manque de mixité sociale nous coûte cher

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

Tribune des Elus, avril 2018

 

 

Notre ville n’a pas rempli son quota de construction de logements sociaux pour 2014-2016. Elle figure parmi les 19 communes des Yvelines inexcusables. Par arrêté préfectoral du 4 décembre 2017, elle est déclarée « carencée ».

Aucune surprise ! Avec 12% de logements sociaux, Maisons-Laffitte est loin des 25 % requis par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain). Pourtant, aucune fatalité. Le Vésinet, commune comparable à la nôtre, a rempli ses obligations et échappe à l’arrêté de carence.

 

Les conséquences de cette carence sont lourdes.

– Des pénalités doublées jusqu’en 2020. De 400 000 euros, elles passent à 800 000 euros par an dès 2018.

– Poursuite de la perte du droit de préemption : les terrains pourront être préemptés par l’Etat, qui pourra décider d’y construire du logement social.

– Droits d’affectation des logements : le maire perd son quota de 30% des logements sociaux au profit du préfet.

 

A ce propos, rien dans le journal de la ville, rien en conseil municipal… Il faut insister pour que le sujet soit enfin abordé. A notre question sur les conséquences de cet arrêté de carence, le maire « estime » que les effectifs de la préfecture ne seront pas capables d’assumer ce travail. Curieux et choquant de se réjouir que la loi ne soit pas appliquée !

Pour la période 2011-2013, 150 logements sociaux ont été construits. Soit 89 % de nos obligations. Mais entre 2014 et 2016, l’objectif n’a été rempli qu’à 36 % (136 constructions sur les 372 imposées).

Le PLU (plan local d’urbanisme) ne prévoit que 15 % de logements sociaux en 2030. Il y a bien la volonté chez le maire de ne pas respecter la loi et d’éviter une plus grande mixité sociale. En prétendant qu’on n’a pas assez de terrains pour bâtir des HLM… mais en délivrant des permis à des promoteurs, et en les exonérant de leur devoir de construire un pourcentage de logements aidés.

Rappelons que cette loi SRU veut favoriser la mixité sociale. Nous pensons que nous avons tout à y gagner. Pour pouvoir loger des personnes qui travaillent à Maisons-Laffitte, pour attirer plus de jeunes et accroître la population.

 

Participer à la solidarité sociale, c’est une ambition qui doit tous nous animer.

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                           ps-maisonslaffitte.com

Notre prochain rendez-vous mensuel le jeudi 5 avril, de 19 à 21 heures, au café « Le 46 ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le manque de mixité sociale nous coûte cher

 

 

Notre ville n’a pas rempli son quota de construction de logements sociaux pour 2014-2016. Elle figure parmi les 19 communes des Yvelines inexcusables. Par arrêté préfectoral du 4 décembre 2017, elle est déclarée « carencée ».

Aucune surprise ! Avec 12% de logements sociaux, Maisons-Laffitte est loin des 25 % requis par la loi SRU (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain). Pourtant, aucune fatalité. Le Vésinet, commune comparable à la nôtre, a rempli ses obligations et échappe à l’arrêté de carence.

 

Les conséquences de cette carence sont lourdes.

– Des pénalités doublées jusqu’en 2020. De 400 000 euros, elles passent à 800 000 euros par an dès 2018.

– Poursuite de la perte du droit de préemption : les terrains pourront être préemptés par l’Etat, qui pourra décider d’y construire du logement social.

– Droits d’affectation des logements : le maire perd son quota de 30% des logements sociaux au profit du préfet.

 

A ce propos, rien dans le journal de la ville, rien en conseil municipal… Il faut insister pour que le sujet soit enfin abordé. A notre question sur les conséquences de cet arrêté de carence, le maire « estime » que les effectifs de la préfecture ne seront pas capables d’assumer ce travail. Curieux et choquant de se réjouir que la loi ne soit pas appliquée !

Pour la période 2011-2013, 150 logements sociaux ont été construits. Soit 89 % de nos obligations. Mais entre 2014 et 2016, l’objectif n’a été rempli qu’à 36 % (136 constructions sur les 372 imposées).

Le PLU (plan local d’urbanisme) ne prévoit que 15 % de logements sociaux en 2030. Il y a bien la volonté chez le maire de ne pas respecter la loi et d’éviter une plus grande mixité sociale. En prétendant qu’on n’a pas assez de terrains pour bâtir des HLM… mais en délivrant des permis à des promoteurs, et en les exonérant de leur devoir de construire un pourcentage de logements aidés.

Rappelons que cette loi SRU veut favoriser la mixité sociale. Nous pensons que nous avons tout à y gagner. Pour pouvoir loger des personnes qui travaillent à Maisons-Laffitte, pour attirer plus de jeunes et accroître la population.

 

Participer à la solidarité sociale, c’est une ambition qui doit tous nous animer.

 

Christine LE BERT, Maika BAMPS, Nicolas MOURLON

                                                                                           ps-maisonslaffitte.com

 

Notre prochain rendez-vous mensuel le jeudi 5 avril, de 19 à 21 heures, au café « Le 46 ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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