Pour Maika Bamps, l’engagement politique va de soi

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Maika Bamps, depuis combien de temps résidez-vous à Maisons-Laffitte ?

J’habitais au Mesnil-le-Roi depuis 1988, à Carrières, près de la halle aux légumes. Un coin sympathique, un petit village. Mais nous n’avions qu’un trois pièces, nous avions besoin de trouver plus grand, et nous avons trouvé à Maisons-Laffitte en 1998.

Moi qui viens de la campagne profonde, j’adore cette ville. Elle a un vrai côté provincial, dans le meilleur sens du terme, relationnel et social. On peut faire ses courses à pied. On se connaît, on se parle, on n’est pas des étrangers les uns pour les autres. Professeur d’EPS au collège Cocteau, ce métier que j’aime, et que je vais pratiquer encore longtemps (je viens de fêter mes 50 ans) m’a fait connaître beaucoup d’élèves, et donc de parents d’élèves.

Un professeur est toujours sur le devant de la scène, obligé de captiver, d’intéresser son auditoire, de le faire adhérer. Comme on dit à l’Education nationale: « Il faut donner du sens aux apprentissages ». Si les élèves comprennent pourquoi je leur fais faire telle ou telle chose, tout va mieux. C’est cela que j’entends apporter à la Mairie.

De quand date votre  engagement dans un parti politique ?

Je m’y suis toujours intéressé, sans aller jusqu’à adhérer à un parti. Mais, en 2001, la loi sur la parité s’est appliquée aux listes électorales. Toutes les listes ont dû chercher des femmes. Une personne de la FCPE a donné mon nom, et Marc Lefoulon, alors secrétaire de la section locale, m’a demandé de les rejoindre.

Je me suis retrouvée dans une campagne électorale, avec l’énorme dynamique de groupe qu’elle crée. Une campagne, c’est quelque chose de fabuleux, un élan, une chaleur. J’ai retrouvé les débat d’idées qui me manquaient. Pas ceux que l’on a à 18 ans quand on refait le monde, mais ceux où on essaie concrètement d’envisager l’avenir, de le changer, de peser dessus dans le bon sens, le sens qui paraît le meilleur.

Je suis au conseil municipal depuis 8 ans. En 2008, Marc m’a demandé d’être son numéro deux.

Cet engagement est donc l’expression de ta personnalité.

Oui. Ma famille a toujours eu le sens de l’intérêt général, de l’engagement politique. Un de mes grand-pères a été conseiller général MRP, député, puis sénateur. Mon père a été maire, ma mère conseillère municipale; elle s’occupe encore d’un certain nombre d’associations. Une sensibilité « démocratie chrétienne ». Ils ont été au CDS. Ils sont maintenant au Modem. Mais déjà une de mes tantes est passée au PSU, puis au PS. Elle est actuellement maire-adjoint de Delanoé à la Mairie de Paris.

Moi-même, la première fois que j’ai voté, pour les présidentielles de 1981, j’ai voté Mitterrand, et depuis toujours voté PS. Je me suis toujours senti en proximité avec ce parti, bien avant de m’y engager.

Pendant les premières années de notre mariage, j’étais très « maison » et construction de la famille. Mais, dès la maternelle et le primaire, j’ai travaillé avec les fédérations de parents d’élèves (FCPE notamment). Puis, quand les enfants ont un peu grandi, j’ai eu envie de sortir de chez moi, de faire quelque chose à côté. J’ai commencé à faire du sport… et je suis devenue trésorière de la section judo de USML.

Puis mon intérêt pour la politique s’est accru. C’est venu très naturellement. Je ressens le besoin d’être utile aux gens, de participer à quelque chose de collectif.

Le conseil municipal, c’est un gros travail ?

Oui, mais seulement si l’on veut faire avancer les choses. Car, à Maisons-Laffitte, on ne demande à un conseiller de l’opposition que de dire « oui », « non » ou « abstention », sur des dossiers que l’on découvre au mieux trois jours avant la délibération. Il faut donc accepter la frustration, se contenter de petites victoires.

Par exemple, j’ai pu travailler sur le projet de rénovation de la piscine. En tant que professeur d’EPS, je connais bien le sujet. Pour une fois,on m’a permis de donner mon avis. J’ai participé à l’élaboration du projet, j’ai été entendue. Mais c’est la seule fois où c’est arrivé et c’est bien dommage. Par exemple, l’analyse des besoins sociaux, obligatoire depuis 1995, n’a jamais été faite à Maisons-Laffitte. Des commissions ont été formées pour travailler sur les trois thèmes prioritaires, mais nous ne sommes pas informés de leurs travaux.

En revanche, depuis des années, nous réclamons la tarification de la cantine au quotient familial. Cela se fait quasiment partout, mais pas à Maisons-Laffitte. Nous ne l’aurons jamais avec ce maire là. Mais ,à force d’insister, nous avons obtenu que le CCAS crée une tranche, à 50%, au-dessus des plus démunis (ceux qui relèvent de l’ARS), pour lesquels on est passé de 50% à 70%.

Pourrait-on mieux associer l’opposition aux travaux de la majorité ?

Dans toutes les listes, il y a des gens qui viennent là pour travailler, et non par amour du pouvoir. Certains dossiers sont très politiques, d’autres demandent surtout du pragmatisme, la connaissance de la ville. On peut être objectif et chacun peut apporter sa pierre.

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