Vivre le grand âge à Maisons-Laffitte

Tribune des élus de Maisons-Laffitte, avril 2019

Nous continuons de donner la parole aux Mansonniens afin qu’ils inspirent notre action et puissent servir les débats. Ce mois-ci, une personne témoigne de ses bonheurs et inquiétudes à l’approche du grand âge (extraits) :

« A 80 ans, avec ma retraite d’un montant correct et une petite maison, de quoi me plaindrais-je à Maisons-Laffitte que j’habite depuis 40 ans.

[…] Une ville sûre et propre, avec sa forêt et son parc et en même temps la vie parisienne facilement accessible par les transports en commun.

[…] La merveilleuse avenue Longueuil, malgré les voitures, avec ses arbres et ses espaces piétons, ses deux « biblioboxes » sur fond d’ouverture vers le parc.

[…] Je me sens tout de même un peu mal à l’aise. Elevé dans l’esprit d’une action catholique qui se voulait conquérante, je vois autour de moi une communauté coupée du monde réel.

Coupée de Sartrouville par la Seine, d’Achères par la forêt.

Protégée par le prix de l’immobilier qui s’est élevé au fil des décennies grâce aux investissements que l’Etat a consenti pour nous desservir. Et par une municipalité qui limite autant qu’elle peut les logements sociaux. Nous sommes entre nous, certes, mais le personnel dont nous avons besoin pour entretenir nos jardins ou pour assister nos infirmités doit venir de loin.

[…] Je circule au maximum à bicyclette. Et si j’étais plus jeune, je passerais sans doute à la patinette. Et là, je sens bien que je ne suis pas aimé. Le bulletin municipal m’explique que les « circulations douces » sont une source de perturbation voire de dangers.

[…] A croire que les cyclistes sont de jeunes perturbateurs. Il suffit pourtant d’ouvrir les yeux pour voir que ce sont surtout des parents et grand-parents qui vont faire leurs courses.

[…] Une ville comme Maisons-Laffitte devrait jouer à fond la carte de ces circulations non polluantes et excellentes pour les poumons et les coronaires.

[…] Peut-être aussi qu’on n’est plus mansonnien aujourd’hui comme au siècle dernier. Les familles sont dispersées car les jeunes n’ont plus les moyens de se loger à Maisons et y trouvent rarement du travail.

[…]Le téléphone, le SMS, le courriel, Skype et Facebook alimentent mes groupes d’affinités et d’action. Je connais encore mes voisins, mais à peine. Nous échangeons quelques mots et quelquefois faisons la fête ensemble. Mais les échanges quotidiens se font à distance. »

Vous vous sentez concerné par ces quelques lignes ; vous souhaitez nous faire part de vos réactions ? Votre vision nous intéresse. Ecrivez-nous à ensemble.ml@orange.fr.

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